Le maine Coon

Son origine

Le Maine Coon est originaire du Maine, au nord-est des Etats-Unis.

Selon la légende, il serait issu d'un mariage entre un chat des forêts du Maine et un raton laveur ("racoon" en langue américaine), ce qui est scientifiquement impossible! Il serait donc né d'un croisement entre des chats de ferme locaux et des chats échappés de bateaux d'immigrants européens. A l'époque, les marins embarquaient des chats à bord des navires pour éliminer les rongeurs. D'autres théories sont envisagées et son origine reste incertaine.

L'appelation primitive du Maine Coon était "Coon Cat". On le nommait également "Maine Cat" ou "Shag". Ce n'est qu'au XXe siécle qu'on le baptisa de son nom actuel.

Captain Jenks, le premier spécimen connu, fut présenté à l'exposition féline de Boston en 1861. Son introduction en France date de 1981.

Son look

Sa principale caractéristique est sa taille (121,9 cm pour le plus grand chat jamais recensé), un corps rectangulaire avec une large poitrine et une musculature impresionnante.

Son poids varie de 5 à 10kg (des spécimens ont atteint les 20kg!), soit deux fois le poids d'un chat de gouttiére. Ce qui en fait l'un des plus gros chats de race.

Sa tête, trés originale avec de grandes oreilles, larges à la base, placées haut sur la tête, bien fournies et surmontées de plumets (tips).

Ses yeux de forme légerement ovale et bien espacés l'un de l'autre. Ils sont implantés en oblique mais peuvent apparaître ronds quand le chat est attentif. Toutes les nuances de vert, de doré, de cuivre ou de jaune sont acceptées sans qu'il y ait de relation entre la couleur des yeux et celle de la robe. Les yeux bleus ou impairs sont acceptés chez les chats blancs.

Sa fourure est de longueur inégale, courte et irréguliére sur les épaules, plus longues sur les flancs et le ventre, mais en général mi-longue, lui offrant une protection naturelle contre le froid et la pluie.

Sa queue est longue et atteint la base de l'omoplate. Large à la base, elle est particuliérement bien fournie de poils longs qui forment des méches souples et se termine en pointe.

Son caractére

Le Maine coon est particuliérement calme, patient et sociable. Ces qualités en font le compagnon idéal des familles avec enfants. On le surnomme "le doux géant". Mais c'est un chat rustique, chasseur et sportif, qui aime les grands espaces et qui ne déteste pas l'eau. Il peut aussi vivre à l'intérieur s'il est habitué dès son plus jeune âge.

 

Sa santé

H.C.M

La cardiomyopathie hypertrophique féline (CMH ou plus couramment abrégée HCM en anglais) est une maladie cardiaque d'origine génétique qui se traduit chez le chat par un épaississement des parois du coeur (muscle papillaire, ventricule cardiaque, myocarde) ce qui l'empêche, au fur et à mesure, de remplir son travail de pompe. La maladie évolue de façon variable selon les individus entre quatre mois et quinze ans, mais elle entraîne à plus ou moins brève échéance, la mort de l'animal.

Mode de transmission

C'est par une transmission, que la maladie se répand. Selon les races elle est plus ou moins répandue, mais on peut trouver des familles entières atteinte du CMH. Le maine coon est la race où l'on retrouve le plus fréquemment la maladie car elle se transmet sur un mode autosomique domminant à pénétrance complète mais à expression variable. La maladie touche donc autant les mâles que les femelles et un seul des parents suffit à transmettre la maladie a sa descendance. Tous les chats porteurs de la mutation développeront la maladie mais d’un individu à l’autre, la maladie se déclarera plus ou moins tôt et avec une intensité différente.

Dépistage

Dans les faits, les races maine coon et ragdoll sont les races les plus suivies pour la maladie au niveau des élevages, et la recherche (poussée par les éleveurs de maine coons depuis le début des années 1990) a même permis d'identifier une mutation génétique propre au maine coon et au ragdoll, décelable par test ADN[]. Ce test ADN permet de détecter la mutation du gène MyBPC3 chez ses deux races.

On recense alors 3 cas :

- Le chat est dit "homozygote normal" ou "sain", il n'est donc pas porteur du gène à l'origine de la maladie.

- Le chat est dit "hétérozygote muté», cela signifie que la mutation est présente sur une des allèles du gène, le chat est donc porteur de la maladie et a des chances de la développer un jour. S'il a des chatons avec un chat sain, 50% des chatons seront hétérozygotes et 50% seront sains.

- Le chat est déclaré "homozygote muté". Dans ce cas, le chat à un fort risque de développer une grave et/ou précoce forme de HCM.

 IMPORTANT : Comme on sait qu’il existe au moins une autre cause de HCM chez le chat, ce seul test ADN n’est pas suffisant pour dire si un chat est indemne ou non. Il faut compléter avec des échocardiographies dès l’âge de 18 mois.

Exigez donc de l’éleveur les tests ADN ET échographiques (de moins d’un an) des parents du chaton.

 P.K.D

La polykystose rénale est une maladie héréditaire et touche en particulier le Persan. Elle est quasi inexistante chez le Maine Coon. Elle se caractérise par l'apparition de nombreux kystes sur le tissu rénal, leur nombre et leur taille augmente avec l'age du chat, jusqu'à ce que les reins ne puissent plus assurer leur fonction. Un test ADN existe, soit le chat est sain(homozogote normal) soit il est porteur du gène malade (hétérozygote muté) et donc développera la maladie plus ou moins rapidement.

S.M.A

L'atrophie musculaire spinale est un trouble provoqué par la nécrose de neurones de la moelle épinière qui activent les muscles squelettiques du tronc et des membres.  La perte de neurones au cours des quelques premiers mois de la vie entraîne une faiblesse et une atrophie musculaires qui deviennent apparentes pour la première fois à l'âge de 3 à 4 mois.  Les chatons atteints développent une démarche bizarre, avec un balancement des quartiers arrière et une position debout avec les jarrets qui se touchent pratiquement.  À l'âge de 5 à 6 mois, une faiblesse sévère des quartiers arrière est apparente et la masse musculaire est réduite. Les chats affectés ne souffrent pas et la plupart vivent très confortablement pendant de nombreuses années comme animaux d'intérieur. 
La cause génétique de cette atrophie musculaire spinale récessive chez les chats Maine Coon, qui comporte une importante délétion sur le chromosome A1 du chat enlevant deux gènes, a été déterminée en mai 2005. Un test A.D.N. existe . Quelques lignées seulement sont concernées par cette maladie génétique.

Stérilisation précoce

 

Pour l’éleveur passionné, il est souhaitable que des sujets non destinés à la reproduction, et vendus comme animaux de compagnie, ne soient pas accouplés. Face à ce problème, les éleveurs Outre-atlantique pratiquent depuis de nombreuses années (plus de 15 ans) la stérilisation dite « précoce ». En France, les opérations, pratiquées à 3 mois, sont toujours l’objet de vives polémiques.

 Stérilisation précoce et idées reçues

La croissance

 On dit souvent que la stérilisation réalisée lors du jeune âge entraîne une croissance réduite, et donc de petits individus. Or, les hormones sexuelles (testostérone et oestradiol) interviennent dans la fermeture des cartilages de croissance, ce qui pourrait au contraire laisser penser à une croissance plus importante. Des études statistiques, réalisées aux Etats Unis, ne montrent pas ou très peu de différence de fermeture des cartilages de croissance et de taille adulte, que le chat ait été stérilisé à 7 semaines ou à 7 mois. Eventuellement, il faut alors s’attendre à ce que le chaton soit très légèrement plus grand en fin de croissance.

Les calculs urinaires chez le mâle

La castration précoce du chat mâle a longtemps été accusée de favoriser l’apparition de calculs urinaires, par diminution du diamètre de l’urètre (conduit reliant la vessie au méat urinaire). Des mesures ont été réalisées en comparant les diamètres urétraux de chats castrés à 7 semaines et à 7 mois et n’ont montré aucune différence. La castration précoce n’est donc pas en soi un risque supplémentaire de calculs urinaires.

L’obésité

Bien que l’obésité puisse survenir chez tous les chats (castrés ou entiers) et que l’activité et la nourriture jouent un rôle prépondérant, les animaux castrés ont un risque d’obésité plus élevé, du fait d’une diminution des besoins énergétiques liés à la castration.La stérilisation précoce n’entraîne en tous cas pas de hausse de ce risque par rapport à une stérilisation plus tardive. Il convient, quel que soit l’âge de l’opération, d’adapter des mesures préventives de la prise de poids.

Les avantages de la stérilisation précoce
 
Les tumeurs mammaires

Les chattes stérilisées ont environ sept fois moins de risques que leurs congénères intactes de développer une tumeur mammaire. Chez la chatte, ces tumeurs sont d’ailleurs souvent de très mauvais pronostic (90% de malignité). Pour réduire ce risque au maximum, il convient de stériliser les chattes avant leurs premières chaleurs, ce qui n’est pas toujours le cas des femelles opérées aux alentours de 7 ou 8 mois.

La reproduction non désirée

Selon le même principe, nombreux sont les propriétaires de chattes qui pensent bien faire en attendant que les premières chaleurs de la femelle soient passées pour pratiquer la stérilisation, voir même qui partent du principe qu’une chatte a « besoin » d’avoir une portée dans sa vie. Cette position, terriblement anthropomorphique contribue au développement de la population de chats errants en France, puisqu’il n’est pas toujours facile de placer les chatons issus de ces portées.

Pour les chattes de race, cela conduit fréquemment à deux situations : soit une mésalliance avec un sympathique (mais néanmoins peu adapté) chat de gouttière, soit un accouplement non raisonné avec un mâle de la même race, mais sans réelle sélection.
 
L’anesthésie du chaton : un risque majeur ?

 Il est évident que l’anesthésie d’un chaton de 2 mois est plus délicate, et nécessite une expérience particulière. Ceci étant, pratiquée dans de bonnes conditions, elle ne présente pas plus de risques que l’anesthésie d’un adulte.

La stérilisation précoce est une alternative à la stérilisation tardive, qui doit progressivement être prise en compte en France. Pour le chaton de race, comme pour celui de gouttière, c’est en tous cas un moyen infaillible d ‘éviter la naissance de portées non désirés.